NOVEMBRE
> Apporter une fumure organique dans les massifs
Une fois le nettoyage des massifs effectué, un bon compost va nourrir le sol et régénérer sa structure. Etalez-le en couche de 10 à 15 cm partout sur la surface des massifs nus, et autour des arbustes et plantes vivaces persistantes. Il servira également de protection contre le froid.
Une simple couche de paille, feuilles sèches, paillettes de lin et tourbe peut aussi faire l’affaire, si vous n’avez pas fabriqué votre compost « maison ». Vous l’enfouirez au début du printemps.
> Choisir un chauffage d’appoint
Le garage, l’atelier, un grand cabanon servant de bureau ou de maisonnette ont besoin d’être chauffés en hiver pour rester hors gel et d’un usage confortable. Les chauffages d’appoint permettent aussi de bénéficier d’une douce chaleur sur la terrasse pour les derniers barbecues avant les grands froids, ainsi que dans les patios. Le choix du matériel se portera avantageusement sur les modèles d’appoints fonctionnant au pétrole, et reste simple entre les deux catégories proposées :
- Pour l’intérieur, on trouve des modèles de chauffage à pétrole avec programmateur, touche éco limiteur de puissance…
- Pour l’extérieur, on trouve des modèles de chauffage à mèche permettant d’être déplacés d’un lieu à un autre.
> Faire son compost de feuilles
Toutes les feuilles sont tombées, profitez-en pour vous servir de cette excellente matière : ramassées et mises en tas, ces feuilles vont pourrir pour former un compost de qualité que vous emploierez dès le printemps. Ne prenez que les feuilles qui se décomposent vite, gardez celles qui sont coriaces et de décomposition lente (chêne, platane) pour la protection hivernale des plantes. Alternez une couche de terre ou de tourbe avec une couche de feuilles dans un silo à compost ou une grande poubelle trouée au fond et sur les côtés. De petits composteurs sont aujourd’hui disponibles, et sont d’une taille idéale pour ce compost de feuilles. Ils peuvent même se poser sur un balcon.
> Installer ou rénover votre poulailler
Si vous ne possédez pas de poulailler, tout est à faire. Par contre, si les poules sont déjà là, il peut être nécessaire de réparer ou de changer certains éléments.
Votre futur poulailler doit être suffisamment grand et adapté au nombre de volailles qu’il va héberger. Il faut compter environ 0,8 mètre carré par animal. Les murs sont construits de parpaings qui soutiennent le toit de tuile ou de fibrociment. Il faut éviter les tôles qui génèrent de fortes variations de température au sein du bâtiment. Prévoyez des ouvertures pour l’aération en tenant compte du vent dominant du lieu afin de protéger la volaille des rigueurs de l’hiver. Un sol bétonné est recommandé pour faciliter le nettoyage et limiter l’intrusion de rats ou autre indésirable.
L’intérieur est aménagé avec :
- des perchoirs placés à la même hauteur afin d’éviter la compétition.
- des pondoirs en nombre suffisant (un pour trois poules).
- une mangeoire.
- de la paille en guise de litière.
Il est préférable de placer l’abreuvoir à l’extérieur.
Un parcours extérieur est nécessaire pour ne pas confiner vos animaux dans un espace trop restreint et pour leur fournir de l’herbe à picorer.
Il est important de vérifier régulièrement les éléments en bois (perchoirs, pondoirs) qui se dégradent rapidement et de procéder à leur éventuel remplacement.
> Mettre en place les protections hivernales
- Au potager :
Il suffit de couvrir vos semis et légumes divers avec des tunnels plastiques élaborés pour cet usage, ou seulement des cloches si vous n’avez pas beaucoup de plantes à protéger. Si vous préférez la mise sous châssis de vos caissettes de semis et plantules, choisissez des châssis assez vastes et munis d’un système pratique d’ouverture et de ventilation. Pour les grandes surfaces dans les potagers des régions froides, utilisez des voiles d’hivernage (voile non tissé qui laisse passer l’air) que l’on trouve maintenant couramment dans le commerce.
- Au jardin d’agrément :
Toutes les ramures des plantes fragiles ainsi que les jeunes plants persistants seront également entourés de voile d’hivernage. Pour protéger les souches des vivaces et le pied des arbustes, formez une butte de feuilles sèches complétée avec quelques branchages de résidus de taille et des fougères sèches. Le tout sera calé par des gros cailloux. Sur des souches de vivaces éparses, retournez un pot en terre cuite vide sur la couche de feuilles pour maintenir cette dernière.
- Sur le balcon et la terrasse:
Enroulez vos potées entières, plante plus pot, avec des voiles d’hivernage, ou bien seulement la plante et vous protègerez le pot avec du « plastique bulle ». Il est nécessaire de protéger les pots, même quand vous avez acquis des pots résistants au gel. Car cette protection sert surtout à garder hors gel les racines des plantes. Si vous désirez conserver un balcon ou une terrasse esthétique, privilégiez les manchons de paille, vendus en rouleaux d’un mètre de haut sur 3 à 5 m de long. Ils tiennent bien chaud aux plantes et restent décoratifs.
> Nettoyer et traiter les bois extérieurs
Une inspection régulière de vos boiseries extérieures garantit leur bonne santé, car vous pourrez ainsi détecter le moindre problème aussitôt. Lorsqu’aucun traitement n’a été effectué depuis longtemps, les intempéries de l’automne et de l’hiver peuvent abîmer considérablement les bois.
Profitez d’un week-end sec pour bien nettoyer poutres et charpentes des auvents et des terrasses couvertes en les lessivant. Les bois doivent être propres et débarrassés de toute peinture ou vernis avant de procéder à leur traitement. Brossez et poncez les vernis, procédez à un décapage chimique, thermique ou manuel sur les peintures. Grattez au couteau et poncez également les parties abîmées. Vous reboucherez les trous et les fentes avec de la pâte à bois avant un dernier ponçage.
Les traitements à passer ensuite sont de deux nature : les préventifs agiront contre le rayonnement solaire et l’humidité, les curatifs lutteront contre les insectes nuisibles, les moisissures et champignons. Respectez bien le mode d’emploi indiqué sur les emballages, et ne surdosez pas, c’est inutile. Par contre, protégez-vous avec des gants et des lunettes.
Une fois les traitements appliqués, et le temps de séchage respecté, vous pourrez à loisir repeindre, vernir ou lasurer les boiseries. Les peintures microporeuses sont recommandées car elles laissent respirer le bois. Certaines contiennent d’ailleurs un fongicide et un anti-UV. Pour garder un bois d’aspect naturel, les lasures sont une bonne alternative car elles protègent des intempéries en restant perméables. Les vernis forment quand à eux une couche protectrice qui résiste à l’eau et aux éraflures.
> Nettoyer les massifs
Les dernières vivaces viennent de faner et toutes les annuelles, même tardives, ont disparu. Il est temps de nettoyer complètement vos massifs. Rabattez au ras de la souche les vivaces caduques et enlevez tous les résidus végétaux flétris. Arrachez aussi les bulbes d’été et d’automne pour faire place nette. Puis binez en profondeur, en veillant à ne pas toucher les souches des vivaces et les racines des arbustes.
> Organiser votre voyage au Royaume-Uni
Autrefois, tout animal entrant au Royaume-Uni était soumis à une quarantaine de six mois. A présent, ce dispositif a été supprimé mais de nouvelles mesures ont été mises en place. Il est important de respecter ces directives à la lettre si vous ne voulez pas que votre animal soit bloqué à la frontière.
Pour pouvoir entrer au Royaume-Uni, les chiens et les chats doivent :
- être âgés d’au moins trois mois.
- être identifiés par une puce électronique.
- être vaccinés contre la rage après la pose de la puce électronique.
- avoir subi un test sanguin pour vérifier que l’animal est bien protégé contre la rage. Cette prise de sang doit être réalisée au moins un mois après la dernière vaccination contre la rage. Cependant, le voyage ne peut s’effectuer que 6 mois après la prise de sang. C’est pour cela que, bien que la quarantaine soit supprimée, il faille prévoir son voyage au moins 6 mois à l’avance.
- avoir reçu un traitement contre les tiques et le ténia effectué par un vétérinaire qui délivrera un certificat attestant de ces traitements. Ce traitement doit, impérativement, être administré entre 24 heures et 48 heures avant le départ.
Il est préférable, de toute façon, de préciser à la compagnie assurant le voyage que vous serez accompagné de votre animal. Au moment de l’embarquement, vous devez être en possession de la carte d’identification (puce électronique), du certificat de vaccination contre la rage, du résultat du test sanguin, du certificat sanitaire (délivré par le vétérinaire), du certificat de traitement antiparasitaire et d’une déclaration de résidence attestant de votre domicile (fourni par la société de transport).
Si l’été prochain, vous désirez partir au Royaume-Uni avec votre chien ou votre chat, il faut alors commencer les démarches dès maintenant.
> Planter des camélias
Il est encore temps de planter des camélias en pleine terre ou en pot. Nous vous recommandons le Camellia Sasanqua, une variété moins exigeante qui demande un sol un peu acide, argileux et siliceux. C’est une variété qui fleurit le plus souvent d’octobre à fin décembre (jusqu’à mai pour les plus tardifs). Sa croissance est rapide, il peut atteindre 2 à 4 m de hauteur, a un port souple et buissonnant. Il est reconnaissable à ses feuilles vernissées d’un beau vert sombre, un peu dentées, sa floraison abondante au parfum délicat (fleurs rouge, rose, blanc). C’est un très bel arbuste qui convient parfaitement en sujet isolé, mais qui s’intègre aussi aux haies ou aux massifs de plantes de terre de bruyère.
Choisissez une exposition ensoleillée ou mi-ombragée, bien abritée des vents. Préparez un trou 4 fois plus large que la motte et tapissez le fond d’un compost bien mûr. Veillez à ne pas enterrer complètement la motte. Arrosez abondamment après la plantation. Protégez votre sol du gel en paillant avec des feuilles ou des fougères sèches (prévoir une couche de 20 cm environ d’épaisseur). S’il neige cet hiver, enlevez immédiatement la neige des rameaux qui brûlerait les boutons et posez un voile d’hivernage.
> Planter les rosiers
Un rosier planté en automne dans de bonnes conditions aura nettement plus de chance d’assurer une reprise rapide et un début de végétation vigoureux au printemps. C’est donc la meilleure période : avant les grands froids pour permettre aux racines de mieux s’installer, et avant que le gel ne rende la terre trop dure. Il faut aussi éviter les journées pluvieuses et les sols détrempés. Si l’humidité stagne, attendez quelques jours que le sol se ressuie pour creuser vos trous.
Les rosiers achetés en racines nues doivent être replantés de suite au jardin, ou mis en jauge si le temps ne le permet pas. Ceux achetés en conteneur attendront dans leur pot le moment le plus propice en étant arrosés régulièrement et placés dans un endroit abrité du gel.
- Arrosez le conteneur une heure avant la plantation. Sur les rosiers à racines nues, retaillez les racines d’un tiers et trempez-les dans un sceau rempli d’un mélange de terre et d’eau (2/3, 1/3).
- Creusez des trous larges et profonds (50 cm x 40 cm) en ameublissant correctement la terre du fond et des côtés à l’aide d’une fourche. Formez un petit monticule de terre au fond pour caler le rosier à la bonne hauteur et étaler tout autour les racines des rosiers à racines nues. Le point de greffe doit se situer juste en dessous de la surface du sol. Dans le cas d’un rosier en conteneur, placez le haut de la motte au niveau du sol après l’avoir dépoté.
- Rebouchez avec la terre sortie du trou que vous aurez aussi ameublie. Finissez en tassant au pied pour stabiliser la terre autour du pied. Arrosez de suite, sauf si la plantation est tardive avec un risque de gel dans la nuit.
> Préparer votre bassin pour l’hiver
L’hiver n’est pas encore là mais il faut dès maintenant préparer votre bassin afin qu’il passe la mauvaise saison dans les meilleures conditions possibles.
Une des premières choses à faire est de protéger le bassin des feuilles. Pour cela, il est nécessaire de tendre un filet au dessus du plan après avoir nettoyé l’eau des feuilles mortes qui auraient pu y tomber. En effet, la fermentation des matières organiques diminue la teneur en oxygène de l’eau ce qui est préjudiciable aux poissons.
Dès que la température baisse et que de la glace commence à se former sur le bord du bassin, il faut débrancher les jets d’eau et les pompes. Le système de filtration sera nettoyé et les pompes seront rangées à l’intérieur et au sec. En effet, en cas de gel important, le mécanisme des pompes pourrait être endommagé. Les poissons ne souffriront pas de l’absence de pompe, car le bassin vit au ralenti en hiver et les besoins des poissons sont réduits. De plus, l’arrêt du brassage de l’eau conserve une zone d’eau plus tempérée au fond du bassin, où les poissons se réfugieront.
Les pluies se faisant plus abondantes au mois de novembre, il est également préférable de vérifier le bon fonctionnement du trop-plein afin d’éviter que le bassin ne déborde.
> Réparer les fuites des gouttières
Un trou est apparu dans la gouttière et vous avez peur que l’eau s’infiltre dans votre mur ? Passez à l’action, et réparez ce dommage. Mais si votre gouttière est attaquée de toutes parts, elle est bonne à changer ! Car seules les petites fuites se réparent bien et permettent de passer l’hiver sans dommage.
L’astuce la plus intéressante est de colmater le trou avec un « mastic spécial couverture ». Ce mastic devient caoutchouteux quand il sèche et complètement imperméable. Il se pose également avec facilité. Pour un petit trou, vous devrez passer une couche sur la partie supérieure et une autre sur la partie inférieure de la gouttière. Pour un trou plus important, il vous faudra ajouter une toile spéciale entre deux couches de mastic en partie supérieure.
> Se protéger pour les travaux d’élagage
La saison est propice aux gros travaux d’élagage des arbres caducs. La suppression d’un arbre doit aussi être effectuée à cette époque, quand on ne risque plus d’abîmer les massifs de fleurs. Pour ce style de travaux réalisés à l’aide d’une tronçonneuse, procurez-vous des vêtements adaptés, et bien sûr des accessoires de protection. Même s’il ne s’agit que d’une seule grosse branche à sectionner, il vaut mieux prévenir que guérir !
Une veste renforcée aux épaules, abdomen et dessus des bras assure déjà le minimum. Pour un meilleur confort, des jambières en façade des deux jambes s’enfilent par-dessus le pantalon. Lors de l’élagage dans de hauts arbres ou la coupe des branches principales pour réduire le volume d’un arbre à abattre, soyez encore plus prudents : équipez-vous d’un harnais anti-chute. Ce harnais est réellement nécessaire pour éviter tout accident et il vous servira dans d’autres occasions, tels les sports de montagne ou de voltige dans les arbres. Viennent ensuite les accessoires indispensables pour travailler dans les meilleures conditions possibles: des gants anti-vibrations sont bien utiles quand on manie longtemps la tronçonneuse, ainsi qu’un casque complet comprenant une visière grillagée et des oreillettes anti-bruit.