éphéméride

MARS
> Commencer les semis en pleine terre
Bien sûr vous attendrez que le sol soit un peu réchauffé, et si le gel sévit encore dans votre région, le début d’avril sera une meilleure période. Ne semez pas non plus par temps trop pluvieux car les graines risquent de pourrir dans un sol détrempé. Préparez bien le terrain en binant profondément pour ameublir la terre et casser les mottes. Ratissez puis tracez des sillons régulièrement espacés au potager (avec le manche du râteau, c’est idéal pour les sillons fins) pour semer fèves, pois et épinards. Recouvrez et arrosez si le temps est sec. Pour les pois, recouvrez de 3 cm de terre et espacez les plants de 40 cm.
Pensez également à planter les pommes de terre dans un sol riche et léger, et de l’ail. En sol lourd ou trop engorgé, placez les caïeux dans de petites buttes de terre allégée avec du sable grossier. L’eau en surplus s’écoulera mieux, et vous éviterez ainsi pourriture des caïeux et asphyxie des racines.
Au jardin d’ornement, il est temps de semer les annuelles peu fragiles comme les cosmos et les soucis. Prenez votre temps pour acheter vos semences en jardinerie, les couleurs et les hauteurs sont par exemple, deux critères de choix à ne pas négliger. En lisant bien les étiquettes, vous saurez exactement quand et comment les semez, en fonction du climat de votre région.



> Contrôler l’humidité de la basse-cour
Pour isoler du froid, un pelage ou un plumage doit être sec. En effet, l’eau est un très bon conducteur de la chaleur, alors que l’air constitue un isolant non négligeable. Les animaux vivant en milieu humide seront donc plus sensibles aux maladies (respiratoires et cutanées notamment) et consommeront plus d’aliment pour maintenir leur température corporelle. De plus, avec l’arrivée du printemps et d’un temps plus clément, l’humidité favorisera le développement des germes pouvant être préjudiciable aux animaux.
Aussi, si l’atmosphère est humide, il convient de prendre certaines précautions. Au niveau des bâtiments, il faut s’assurer qu’il n’y a pas d’infiltration d’eau et que l’aération y est suffisante sans, toutefois, y créer des courants d’air. La litière sera changée plus souvent que d’habitude afin de maintenir une couche sèche et isolante au sol. L’abreuvoir devra être bien stable, sans possibilité de basculer et étanche.
Cette vigilance vis-à-vis de l’humidité est d’autant plus importante actuellement que le confinement des volailles est imposé par la présence de la grippe aviaire.



> Embellir la descente de garage
Rien de plus déprimant en cette fin d’hiver que de voir la nudité de ses abords ! Prenez la décision de vous en occuper, et vous serez récompensés toute l’année. Car vous prendrez soin de mêler les vivaces retombantes aux annuelles débordantes de fleurs pour l’été, comme les vivaces et arbustes persistants pour l’hiver. Ainsi le décor évoluera au fil des saisons sans jamais se dégarnir de trop. L’important est de faire se succéder les plantes qui animeront les murets de soutènement par un port rampant ou retombant, et celles qui donneront un peu de relief. 
Privilégiez par exemple les sedums, pachysandras, ibéris, aubriètes et céraistes qui sont vivaces, couvrants et persistants. Ajoutez des pervenches, des bruneras et des heuchères dans les endroits peu éclairés, ou des lavandes et des iris en plein soleil. A l’ombre, plantez aussi des fougères et du lierre. Ce dernier habillera autant les murets que le sol nu en se comportant comme une vivace tapissante.
Parmi les arbustes intéressants au port retombant, le jasmin d’hiver a l’avantage d’épanouir des fleurs jaune vif sur ses tiges nues au cœur de la mauvaise saison. De quoi égayer la grisaille hivernale ! En climat de bord de mer, les cistes forment de gros coussins souples qui s’étalent au-dessus des murets. Ils sont également persistants. Les ceanothes rampants et abélias donneront aussi de magnifiques tiges arquées. N’oubliez pas les grimpantes, comme le chèvrefeuille, le jasmin et la renouée, à condition de bien palisser et tailler leurs lianes pour qu’elles ne prennent pas trop d‘ampleur.
De petits conifères nains s’harmonisent aussi sans peine avec un tapis de bruyères au départ de la descente. Ils en marqueront l’emplacement et serviront de repères été comme hiver.



> Préparer votre bassin à l’arrivée du printemps
Avant toute chose, il faut nettoyer le bassin et notamment enlever les feuilles mortes qui se sont déposées au fond à l’automne si aucun filet de protection n’avait été mis en place. Si les poissons ont hiverné dans le bassin, ce nettoyage doit être délicat afin d’éviter de salir l’eau par des particules en suspension ce qui serait préjudiciable aux poissons. Si l’on désire effectuer un nettoyage plus poussé, il est préférable de sortir les poissons pour vider complètement le bassin.
Une fois cette étape réalisée, vous pourrez nettoyer et remettre en route les jets d’eau et les pompes filtrantes après avoir vérifié leur bon fonctionnement et leur étanchéité. Il est cependant préférable d’attendre que les poissons sortent de leur léthargie hivernale pour effectuer ces opérations.
Vos poissons sont à la diète depuis le début de l’hiver. Il est temps de recommencer à les nourrir et ceci dès que la température de l’eau dépassera 8°C. Au début, l’aliment sera distribué une fois par semaine, en petite quantité. Puis, la fréquence de distribution sera augmentée avec le réchauffement de l’eau pour atteindre une distribution quotidienne au dessus de 18°C.



> Rénover les bordures des massifs et des pelouses
L’un ne va pas sans l’autre quand ils sont voisins, par contre, le long des allées vous aurez simplement à vérifier la stabilité des pierres, galets, pavés, briques et autres bordures minérales ou l’état des bordures en bois et métal. Les plessis tressés se renouvellent par exemple tous les 3 à 5 ans environ.
Les bords des pelouses seront découpés de façon nette avec le tranchant de la pelle plantée bien droite. Ce travail sera plus facile avec un dresse-bordure, outil équipé d’une lame semi sphérique. Laissez un espace entre les massifs et la pelouse pour favoriser le drainage et éviter que gazon et plantes d’ornement ne s’entremêlent. Les limites seront plus nettes pour l’entretien de la pelouse.
Pensez à installer une bordure dallée (en petites dalles sur un rang, ou en pavés, briques…) entre la pelouse et les massifs si vous avez la place. Cette astuce permet de bénéficier d’un endroit où passer les jours de pluie et de gel sans avoir les pieds mouillés et sans abîmer le gazon. Elle est efficace aussi pour préserver le gazon de l’ombrage des plantes exubérantes dont les feuillages ont tendance à déborder sur la pelouse et ainsi à entraîner l’apparition de mousses.