éphéméride

AVRIL
> Choisir ses plantes de balcon
Les espèces saisonnières sont arrivées dans les jardineries, déjà couvertes de fleurs pour bon nombre d’entre elles. Les premières vivaces sont aussi de la fête puisque campanules,  aubriètes, céraistes, oeillets et dimorphotécas sont déjà épanouis. Ces printanières vont redonner bonne mine à votre balcon, et le rempotage vous prendra à peine la moitié de l’après-midi.
Commencez par vider et nettoyer entièrement les pots et jardinières qui contiennent des restes de terre ou de plantes desséchées. Faites-vous plaisir ensuite en allant choisir en jardinerie les fleurs et couleurs que vous préférez. Cela donne toujours des idées de parcourir les rayons et vous pourrez, sur place, créer vos associations en fonction des coloris réels que vous aurez sous les yeux.
Si vous aimez changer d’ambiance à chaque début de saison, mélangez vos saisonnières et vivaces avec des bulbes en fleurs en ce moment. D’ici trois semaines, l’impact coloré de ces bulbes s’estompera et toutes les autres plantes encore fleuries seront alors au premier plan du décor.
Pour les inconditionnels des grandes potées mélangées, pensez à intercaler un à deux conifères nains ou petits buis et un lierre retombant avec vos plantes fleuries. Cela fera ressortir les couleurs et donnera plus de relief à la composition.



> Continuer de s’occuper des rosiers
- Dans les régions froides, la taille des rosiers n’a peut être pas encore pu être effectuée. Terminez-la rapidement dès que la température remonte car le départ de la végétation est rapide au printemps. Nettoyez bien les ramures en coupant tout le bois mort à la base ainsi que les tiges mal placées qui encombrent le centre.
- Dans les régions plus douces, la croissance a déjà repris, et vous devrez surveiller la pousse éventuelle des gourmands. Ces derniers sont des tiges très droites qui prennent naissance sous le collet de la plante et tirent la sève au détriment du reste de la ramure. Dégagez bien le pied du rosier pour supprimer le gourmand au raz de la tige principale.
- La plantation des rosiers à racines nues est terminée mais vous pouvez toujours planter des rosiers achetés en conteneurs. Faites attention au dépotage de ne pas casser la motte, et émiettez un peu le fond de celle-ci avec les doigts pour dégager les racines. Vous aurez au préalable bien humidifié le trou de plantation et trempé le conteneur dans l’eau pendant 10 minutes. Après avoir rebouché, n’oubliez pas d’arroser copieusement. Vous le ferez ensuite très régulièrement, surtout par temps sec, pour favoriser une bonne reprise.
- Autour du pied de vos anciens rosiers, binez légèrement pour casser les mottes de terre soulevées par le gel et apportez un bon engrais. Si vous avez un compost bien mûr au fond du jardin, profitez-en pour en épandre 2 à 3 pelletées au pied de chaque rosier.



> Contrôler la reproduction de votre chatte
Le printemps est là et avec lui les chaleurs de nos félins domestiques. En appartement, une chatte sort peu et le risque de grossesse est minime. Seules les manifestations des chaleurs peuvent être gênantes (miaulements, notamment). Par contre, si votre animal a l’occasion de sortir en toute liberté, il est fort probable qu’elle attende des petits un jour ou l’autre. Si cela n’est pas désiré, il faut prendre quelques précautions, c’est-à-dire stériliser votre chatte. Plusieurs méthodes sont à votre disposition :
- Stérilisation temporaire. Celle-ci peut s’effectuer par comprimés (toutes les semaines ou toutes les deux semaines) ou par piqûre. Cette stérilisation est réversible et permet, lors de l’arrêt du traitement, l’établissement d’une éventuelle grossesse normale. Il est cependant recommandé de ne pas donner la « pilule » à une chatte toute sa vie.
- Stérilisation définitive. Elle s’effectue de manière chirurgicale par une opération appelée « ovariectomie ». Cette opération consiste à enlever les ovaires. Elle entraîne parfois une prise de poids de l’animal mais ce n’est pas systématique.
Dans les deux cas, la chatte est stérile et les chaleurs n’apparaissent pas.



> Penser aux bulbes d’été
Si vos bulbes printaniers sont déjà défleuris, attendez que les feuillages jaunissent entièrement pour les couper et nettoyer les touffes. Mais dès maintenant, coupez les fleurs fanées avec leurs tiges à la base de celles-ci.
Ensuite, vous pourrez effectuer la plantation des bulbes d’été, comme les lis, crocosmias et glaïeuls, car ils se mettent en terre d’avril à fin mai. Echelonnez la plantation des glaïeuls tous les 15 jours jusqu’à mi-mai pour prolonger la floraison. A la fin du mois, vous pourrez aussi planter les tubercules de dahlias dans les massifs les plus réchauffés et abrités. Si vous voulez les diviser, c’est aussi la bonne période : juste avant la plantation, séparez les tubercules en plusieurs morceaux ayant chacun des radicelles, en les coupant avec un couteau à lame fine. Les dahlias aiment une terre riche. Enfouissez les tubercules sous 10 à 15 cm de terre pour les grands hybrides, sous 5 à 10 cm pour les moyens et les nains. Respectez les distances de plantation selon les variétés (entre 40 cm et 1m). Pour les variétés hautes, prévoyez un tuteur dès maintenant.



> Poser un brise-vent sur le balcon
Pour protéger vos nouvelles plantes sur le balcon, si celui-ci est trop exposé, la meilleure solution est de poser un brise-vent. Il en existe de toutes sortes, du film plastique à étendre contre la rambarde aux treillages et brandes de bruyères, en passant par les palissades de bois en éventail et les arceaux. Choisissez le modèle qui vous convient selon trois critères : l’aspect esthétique voulu, les possibilités de fixation et la luminosité, car il ne faut pas empêcher le soleil d’arriver sur votre balcon. La hauteur du brise-vent est également importante. Elle ne doit pas dépasser un tiers de plus que la hauteur de la rambarde. Si vous optez pour des arceaux, ceux-ci pourront bien sûr être plus hauts car ils n’ont pas la même prise au vent qu’une palissade.
Pour les fixations, garantissez déjà la solidité de l’ensemble en accrochant le brise-vent à la rambarde. Les panneaux en éventail se fixent directement sur le mur en haut et en bas, et il est nécessaire d’avoir également un troisième point d’ancrage au sol (pattes métalliques).



> Réaliser un bassin
La meilleure période pour mettre en place un bassin est entre avril et juin. Il existe plusieurs méthodes pour réaliser un bassin : en béton, en résine, en argile ou à l’aide d’une bâche. Cependant, le plus simple est encore d’utiliser un bassin préformé. Il est constitué d’une coque de plastique noir, donnant la forme définitive du bassin. Il est vrai que cette structure ne permet pas la réalisation de grands plans d’eau, sauf , peut-être, dans le cas de bassins préfabriqués que l’on doit assembler au moment de leur mise en place. En contre partie, il est facile à installer et convient parfaitement aux débutants.
La mise en place nécessite de creuser un trou plus grand que le bassin. Le bassin préformé sera alors mis en place en veillant bien à ce qu’il repose sur le sol en tout point. Pour cela, il faut ajouter du sable sous la coque afin de la stabiliser. Veillez également à ce que le bassin soit horizontal pour éviter que l’une des berges soit plus haute que l’autre. Vous pouvez, alors, mettre en place la pompe et le système de filtration, puis remplir votre bassin. Il ne vous reste plus qu’à choisir vos plantes. Prévoyez des végétaux vivant au bord de l’eau afin de dissimuler les bords de la coque en plastique. Pour les poissons il faudra attendre durant 3 à 4 semaines et prévoir un peuplement progressif sur la 1er saison.



> S’équiper pour jardiner en ayant tout à sa portée
Les beaux jours arrivent, pensez dès maintenant à vous équiper astucieusement pour que le jardinage reste un vrai plaisir. Un tablier multi poches est idéal pour garder tous vos petits outils à portée de la main sans les égarer. Il existe aussi de nombreux modèles de sacs multi poches qui vous suivront partout. Certains sont même coordonnés avec les tabliers. N’oubliez pas de penser à vos articulations en vous munissant également de genouillères de jardin. Elles permettent de se mettre à genoux dans les massifs confortablement, ce qui préservera votre dos.



> Semer et diviser les aromatiques
Procédez au semis des bonnes herbes en évitant les jours de pluie. Si des gelées sont encore à craindre, recouvrez-les d’un petit tunnel de forçage. Une fois les graines levées, vous devrez éclaircir le semis en enlevant environ 1 plant sur 3.
Divisez les touffes de ciboulette, sauge et estragon : à l’aide d’une pelle-bêche, déterrez les souches en creusant autour, puis séparez-les en 2 ou 3 morceaux que vous replantez aussitôt en respectant les distances. Cette division peut aussi s’effectuer à la main sur les petites touffes. Pensez à arroser dès l’opération terminée. Pour les aromatiques en pot, la technique est identique.
Pour créer une bordure de thym, marcotter quelques pieds : prenez une ou deux tiges à la périphérie du plan, que vous couchez à terre. Recouvrez cette tige de terre aux deux tiers en laissant dépasser à l’air la partie terminale. Maintenez si besoin avec quelques cailloux. Quand les racines de cette tige seront prises, vous pourrez séparer le pied mère du nouveau plan à l’aide d’un sécateur.



> Semer les légumes
Après avoir biné et désherbé soigneusement le sol de vos carrés potagers, vous pourrez commencer de nombreux semis comme ceux des bettes à cardes, des carottes, des choux, épinards, fèves, navets, radis, salade et betteraves. Il est encore temps aussi de planter les pommes de terre et les oignons en terre bien drainée. Par contre, vous attendrez encore un mois si vous n’êtes pas en région méditerranéenne pour semer les haricots verts, courges, melons, tomates et maïs.